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PRIME STAR AC' 8 : Maryline exécutée, Alice encore en sursis

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PRIME STAR AC' 8 : Maryline exécutée, Alice encore en sursis

Message par Nightshade le Sam 8 Nov - 10:59

PRIME STAR AC' 8 : Maryline exécutée, Alice encore en sursis, et Patrick Bruel à couteaux tirés avec le jury !

News publiée le samedi 08 novembre à 01h21




Une semaine après le départ désopilamment épique d'Yvane (Yvane, "si tu n'avais pas fait la star academy", ben... cela n'aurait rien changé !), grand prince (par le melon) et tout petit artiste (par le talent), la musique reprend ses droits pour ce nouveau prime de la Star Academy.

D'autant que les compteurs ont été remis à zéro et qu'une nouvelle compétition commence : les académiciens ont leur destin entre leurs cordes vocales (attendez voir... oui, c'est bon, ils en ont tous), et la présence de Patrick Bruel en guise d'invité d'honneur tombe à propos, histoire de se donner rendez-vous dans dix ans.

En hors-d'oeuvre, les académiciens accueillent leur hôte du jour avec un micro-medley de ses tubes. Un mini-duo Solène-Anyssa anecdotique, Quentin fluet, Gautier en surjeu, Mickels propre sur lui... : jusque là, rien de bien nouveau. Entrée de Patriiiiiiiiiiiiiiiiiiiick (enfin ça c'était il y a dix ans, maintenant ce n'est plus que Patriiiick, mais cela fait quand même son effet !).

Les réjouissances peuvent donc commencer. Et on attaque en rythme avec le formidable Part Time Lover (1985) de Stevie Wonder. Associé à la voix impeccable mais écrasante de Chimène Badi (qui s'abat par moments comme une chape de plomb sur le groove de Stevie...), Edouard livre une belle partition. Malgré des problèmes certains avec sa ligne mélodique (certes plutôt élaborée : il ne se contente pas de chanter à la tierce de bout en bout) dans les parties à deux voix, et une sorte d'inquiétude qu'on ressent par instants, l'académicien (jolie voix lorsqu'il lâche les chevaux) fait étal d'une belle énergie, qui honore cette chanson. Avec des parties en solo très volontaires, agrémentées de grognements rocks très appropriés, il tire le meilleur parti de son timbre et d'un swing plaisant, qui colle au morceau, et fait montre d'une belle aisance. Il a l'air sympa quand il se met à faire de la zik, cet Edouard ! Résultat : un plus qu'honorable 15,8 de la part du jury, qui récompense un premier passage forcément intimidant. Même la castratrice Marine Méchin laisse échapper un compliment ! Oups, elle n'a pas fait exprès... Quant à Chimène Badi, elle est conquise : "même s'il n'a pas une bonne note ce soir, c'est un vrai artiste que vous avez devant vous".

L'écran des nominés apparaît ensuite, telle une vitrine de Noël des Galeries Lafayette : Alice (5e nomination), Edouard (2e) et Marilyne (3e) s'agitent en slow motion comme des peluches animées.

Le parrain de cette huitième saison de la Star Academy arrive alors : Christophe Maé invite la diva de la promo, Joanna, à partager son mélancolique "Papa" (Ca fait mal). Une chanson plutôt facile techniquement, qui a le don de montrer de façon flagrante les forces mais aussi les faiblesses de l'académicienne : on a ainsi pu apprécier sa superbe amplitude vocale, avec une densité et une musicalité constantes, et des graves sensuels qui vibrent. Belle appropriation, par ailleurs, de la mélodie : des fioritures, des appogiatures, et une puissance rock très élégante pour emballer la fin. MAIS : cet éternel problème d'interprétation diablement frustrant... Trop concentrée, trop bonne technicienne, trop pro, trop envoûteuse de caméra, Joanna en oublie de nous donner la sensation de la musique : de toute évidence, elle ne comprend rien à ce qu'elle chante, et bouge comme s'il s'agissait d'un reggae. Une fois encore, elle reste un peu à la porte de la musique des mots, ne goûte pas leur saveur, et oublie en outre qu'elle a... un partenaire dans ce duo ! Ce n'est pas grave : ce dernier est trop occupé par son solo d'harmonica. Waouh, quelle ambiance sur le plateau (hum !). Bref, Joanna n'a pas encore saisi que chanter, cela ne se résume pas à chanter...

Petit coup d'oeil sur le classement de la semaine : Quentin et Gautier ferment le top six, Joanna (4e) paye son dernier prime, Solène monte sur le podium, Mickels est second à la faveur de son bon prime et de son numéro avec Victoria Abril, Anyssa vire en tête "grâce à" son très indigeste Contact de Kyo la semaine dernière.

Mickels retrouve ensuie Patrick Bruel au coin d'une guitare pour Place des grands hommes. Un classique. Belle attaque de Mickels, chouchou de Bruel et auteur d'un excellent prime, avec juste ce qu'il faut d'air dans la voix. Sur la montée, il redensifie et instaure un joli dialogue, un copinage, même (la chanson aide), avec la star. Si son aisance fait plaisir à voir, cette belle complicité le fait un brin minauder, ce qui pourrait devenir usant. En somme : un moment bien séduisant, mais qui ne permet pas de prouver grand-chose vocalement.

Contraste saisissant : voici venir le duel au sommet entre Solène et Joanna, associées sur l'incendiaire Hot Stuff de Donna Summer. Effectivement, c'est bouillant. La tension qu'a Joanna dans la voix, Solène l'a dans le corps. Ce qui revient à dire ce dont chacune manque un peu...

Solène, qui prend toujours autant de plaisir à sautiller comme si elle jouait à la marelle et à montrer ses jolies gambettes, compense son déficit de coffre par une belle complicité et une réelle musicalité. Beaucoup de vie dans ce qu'elle produit. Vocalement, elle est un peu en force. Quant à Joanna, de toute évidence, elle se croit en studio d'enregistrement. Du coup, elle ne se connecte pas à sa partenaire, et les passages à deux voix sont en-deçà de ce qu'on pouvait attendre. En résumé, beau boulot bien plié de Joanna. Un 16,4 pas volé pour elle, et Solène accroche un excellent 16.

Nikos annonce ensuite une surprise qui, en lecteur assidu de Purepeople.com, n'en est pas une pour vous : Britney Spears sera bientôt l'invitée du prime !

Pour sauver sa peau, Maryline a reçu un joli cadeau : un duo avec il maestro Andrea Bocelli. Reprenant la partie d'Hélène Ségara (mais surtout de Gorgia, une version qu'on préfère nettement) de Vivo per lei, l'élève livre un premier couplet étonnamment impeccable, en dépit d'une attaque un brin hasardeuse (effet du stress). Par la suite, elle alterne le bon et le moins bon : des problèmes critiques de justesse, en difficulté sur les notes tenues. Mais un timbre qui ressort bien du velours du ténor italien. Petite cata : Maryline commence à crier, force, et lacère le final dans les aigus (aïe, ça coince), passant en voix de tête trop tard. Dommage. Au moins, l'ultime note, tenue sur l'air, est agréable. C'est un 15,6 pondéré, au vu de la difficulté technique et du registre délicat.

Gautier n'a pas de bol : Caliméro va être évalué sur une chanson de gamin. Il l'a bien cherché, à force de bouder. Sur le tube Dis-moi des BB Brunes, service minimum : il s'en remet à la facilité de son timbre et du style parlé, et à un jeu stéréotypé. Pas désagréable, mais peu intéressant. C'est vrai qu'il n'y a pas forcément grand-chose à inventer sur ce titre... à part grogner (ce qu'il fait fort bien) une rebellitude boutonneuse. Après s'être embrouillé méchamment (et une fois de plus) avec Marine Méchin, le fort en gueule écope d'un petit 14,6 (la note la plus basse, ce soir). Comme quoi, la rebellitude a ses limites : pour être un rebelle adulé, il faut aussi... un peu de talent.

Intermède : medley des passages de Patrick Bruel à la Star Ac'. L'occasion de revoir les visages d'anciens qui s'en son sortis ou sont tombés au champ de l'audimat. Moment particulier avec les images de Gregory Lemarchal...

Autour de Bruel, un choeur d'académiciens entonne Au café des délices. Belle réinventions mélodiques durant ces trois minutes. Quentin prouve ses progrès vocaux, avec des appuis plus studieux sur sa colonne d'air. En revanche, pour l'accent arabisant, il faudra éviter à l'avenir ! Du côté d'Anyssa, ça fonctionne : pour une de ses rares apparitions, elle est à l'aise dans ce registre, mais parfois pénible à force de glousser au lieu de chanter. Finalement un peu discrète, mais s'est éclatée. Tout comme Solène et sa chorégraphie très "Lapin Duracell", et... Joanna, qui a failli enfin se lâcher !

Anyssa a ensuite l'opportunité de justifier son rang, en duo avec Chimène Badi. Sur Je viens du sud, qui nous permet de savourer le somptueux vibrato de Chimène et l'épaisseur de sa composition, Anyssa chante bien. Mais elle ne fait pas que chanter : elle grince également. Trop de transitions dont les gonds sont mal huilés. Le problème, c'est qu'à force de vouloir en faire des caisses et rajouter d'élégantes fioritures comme le fait sa duettiste, elle se disperse. Mais lorsqu'elle cesse de faire du mauvais R'n'B, à part quelques peits soucis de justesse, sa voix pointue et jolie dans les aigus passe bien sur le violoncelle badien. Passionnée, animée d'un vrai sens musical, la chouchoute d'Armande récolte un 15,8.

Avec 2'30 mn de J'te mentirais en duo avec Bruel, Alice l'éternelle sursitaire avait une belle carte à jouer. Le gros problème, c'est que la nominée n'avait apparemment aucune idée de ce qu'elle chantait, minaudant comme à un rendez-vous galant et se frottant au piano (qui ne s'en est pas ému). Difficile d'être à son avantage sur cette chanson douloureuse et intimiste, tout en retenue. C'est dommage, car, par moments, sa voix aérienne est vraiment grâcieuse. Au bout du compte, beaucoup de sensibilité, mais si peu de chant (ce qui évite - presque - les fausses notes) et une diction peu convaincante : 15,2.

Pour le fun, Solène refait un passage, sur le tube dancefloor Discobitch. Ce qui lui permet de danser comme si elle était en boîte, tout en prenant plaisir à chanter "I'm a bitch" (!). Sa voix agressive colle à cet univers, mais reste un brin trop "naturelle", pas assez affûtée.

C'était un bon interlude pour introduire le grand moment qui suit : Mickels en duo avec... Andrea Bocelli, sur l'air consacré Mamma. La volupté de l'art du ténor ferait passer la voix de l'académicien pour rock (ce qui se ressent surtout dans les aigus), mais celui-ci s'en sort de façon épatante, même si cela manque un peu de douceur filiale. Bluffant ! Parfaitement juste ! Habité ! Oui, nous évoquons toujours la prestation de Mickels, qui rend ensuite un hommage ému au programme qui lui permet de vivre de tels moments. Joli geste.

Pour finir, un festival : celui de... Quentin (eh oui) ! Contre toute attente, le gamin au T-Shirt eighties (peuh, il n'était même pas né !) fait un formidable numéro sur La Foule de Piaf, parfaite pour sa tessiture vocale. Au coeur d'un superbe tableau signé Kamel Ouali, le benjamin de la promo se montre excellemment inspiré, avec du sourire dans la voix et de belles nuances. On remarquera seulement un manque de relance (attaques un peu en-dessous), et une chanson qui, finalement, ne décolle pas, reste sur une même intensité du début à la fin. On aurait aimé, aussi, un petit pa-dam pa-dam, pa-dam pa-dam sur la fin... 16,4, meilleure note de la soirée. Ce petit gars fait de jolis progrès, mais son timbre est loin d'être passe-partout.

Ultimes réjouissances de la soirée : un choeur de mecs sur Mon truc en plumes, avec un remarquable Edouard, impressionnant dans ce registre cabaretier, un Quentin encore chausd bouillant après sa bonne note, et qui se lâche avec gourmandise, et un Gautier moins horripilant que d'ordinaire dans ce contre-emploi. Clou du spectacle : un très prenant J'y crois encore (Lara Fabian) partagé par Joanna et Mickels, incontestablement les deux grands vainqueurs de ce prime. Si Joanna gueule un peu trop dès le premier couplet, elle compense bien, pour une fois, par une écoute convaincante, face à un Mickels transi, à l'émotion un peu trop jouée, mais animé d'une belle rage et d'un vrai désir de chanter (on saluera les changements de ligne mélodique et le passage en voix de tête bien négociés).

L'heure du verdict est arrivée, au terme d'une émission plutôt enlevée cette semaine : l'ersatz d'Elodie Frégé, pardon : Alice est encore scandaleusement repêchée à une large majorité (58%) par le public. Et pouquoi pas Edouard éliminé et Maryline sauvée, tant qu'on y est !?! Heureusement, le drame est évité : c'est bien Maryline, vraiment trop juste, qui quitte les Charlots du Marais.

Au cours de ce prime, parmi les certitudes qu'on aura acquises, celle-ci : Marine Méchin ne sert à rien.

La coach émotionnelle au sourire de Prédator, pro du pourrissage d'ambiance et de moral, a livré des commentaires insipides (on préfère entendre Rafael Amargo, même pour un mot sur deux) et a trouvé le moyen de s'embrouiller sévèrement avec... Patrick Bruel, fidèle partenaire de l'émission ! Devant des millions de téléspectateurs, l'artiste a protesté contre les procédés de Machine Méchante : "il faut choisir ses mots", "je ne partage pas cette façon de faire", a-t-il notamment tenu à faire savoir, visiblement outré. Entêtée, la coach a taclé, quelques minutes plus tard, la performance de Bruel et Alice sur J'te mentirais : "j'aurais plutôt eu envie de vous marier, pas de vous noter", balançait-elle alors. "Au revoir, cher jury", dira Bruel en prenant congé, un sourire entendu sur les lèvres. Bien joué !

A shooter tout le monde (que voulez-vous, c'est son truc, à Méchin), et particulièrement les stars invitées, la Méchin, il risque de lui arriver des bricoles !!! Chouette !

Guillaume Joffroy

samedi 08 novembre

Source : purepeople.com

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Re: PRIME STAR AC' 8 : Maryline exécutée, Alice encore en sursis

Message par Nightshade le Sam 8 Nov - 11:14

bel article auquel j'adhère dans dans globalité... j'ai quelques divergeance de vue sur certains candidats mais dans l'nsemble c'est objectif et souvent drôle. Agréable à lire

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